Gli amori di Zelinda e Lindoro/Appendice

Appendice

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Atto III Nota storica
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APPENDICE.

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Les Avantures de Camille et d'Arlequin

COMPOSANT TROIS DIFFERENT PIÈCES

SAVOIR:

Les Amours d'Arlequin et de Camille

Canevas Italien en trois actes1

27 Novembre 1763a

SCAPIN soupçonne Camille d’ être amoureuse d’Arlequin, il attribue à ce penchant l’indifférence quelle a pour lui: et pour s’en assurer, il se cache dans une armoire qui est au fond de la chambre. Camille et Arlequin arrivent, en regardant bien si personne ne les voit, et se réjouissent de pouvoir parler de leurs amours en liberté. Camille apprend à Arlequin que Scapin est son Rival, et la tourmente de son amour. Arlequin, après avoir dit beaucoup de mal, comme de raison, de son Rival, fait observer à Camille que le Seigneur Pantalon lui fait beaucoup de caresses. Camille pense que c'est par bonté de coeur et comme un Maître qui la élevée dès son enfance; mais elle ajoute qu’il n'en est pas ainsi de Célio, fils du premier lit de Pantalon, qui lui a déclaré son amour, et quelle n’a osé en instruire son père. Arlequin après lui avoir marqué la surprise, lui propose de l’épouser pour la mettre à l’abri de toutes ces poursuites importunes. Camille ne demanda pax mieux, mais elle craint que Pantalon refuse son consentement et la dot qui lui a promise. [p. 96 modifica]

Arlequin convient que ce sera une chose difficile à cause de Rosaura, seconde femme de Pantalon, qui est d’un caractère avare et acariâtre; ils étaient si heureux avec la première! enfin, pour ne pas donner de soupçons, ils se séparent et sortent chacun de leur côté.

Scapin sort aussi de l’armoire, bien satisfait de ce qu’il a entendu; mais frémissant de rage et de jalousie, il se propose de se venger d’Arlequin et de le faire chasser de la maison. Pour y parvenir, il projete de feindre de favoriser la passion de Celio en cachant la sienne, pour mieux se venger de celle de son Rival.

Célio arrive, Scapin exécute son projet, en l’aigrissant contre Arlequin, dont il découvre l’amour, en feignant lui même une grande colère contre lui. Celio promet de s’en venger; mais Scapin lui dit que la meilleure vengeance qu’il puisse en tirer, est de le faire chasser de la maison, ce qui est d’autant plus facile, qu’il n’y a qu’à découvrir son intelligence avec Camille, dont le sieur Pantalon est aussi amoureux. Célio demeure pétrifié de cette nouvelle; il ne peut la croire; cependant il réfléchit que sa belle mère a des soupçon sur Camille; mais Scapin toujours flatteur, l’assure que Camille ne saurait manquer de préférer le fils au père, mais que quoi qu’il en puisse arriver, il faut toujours chasser Arlequin. Célio le lui promet et s’en va.

Arlequin revient avec un balai à la main pour balayer l’Appartement. Scapin lui fait de grandes amitiés. Arlequin qui n'en est pas la dupe, dissimule et frémit d’indignation. Camille arrive, et selon quelle en est convenue avec Arlequin, lui reproche qu’il est un paresseux, qu’il ne finit jamais rien. Arlequin feint de se mettre en colère contre elle. Scapin fait aussi semblant de vouloir mettre la paix entre eux, et il sort. Les Amans, restés seuls, recommencent à parler de leurs amours, et tandis qu’ils se font des caresses, Pantalon les surprend; des qu’ils l’apperçoivent, ils recommencent à se quereller, Pantalon dissimule, ordonne à Camille d’aller faire sa chambre, et de revenir ensuite. Elle craint d’avoir été découverte; elle voudrait bien dire un mot à Arlequin, mais Pantalon la fait sortir brusquement. Il ne voit que trop que son fils lui a dit [p. 97 modifica]la vérité, et il congédie Arlequin qui s’était remis à balayer. Ce n’est qu’avec bien du chagrin qu’Arlequin se voit obligé de sortir; mais il faut obéir. Pantalon reste seul, réfléchit sur la faiblesse de Camille, qui s’est laissé gagner le coeur par un Valet, qui n’a ni fortune ni mérite; comme il l’a élevée toute enfant, il l’aime comme une fille, et voudrait bien la marier plus conveneblement. Camille après avoir accomodé la chambre, revient et regarde si elle ne voit point Arlequin. Pantalon lui demande ce quelle cherche, elle lui répond que la chambre n’est pas balayée, qu’Arlequin fait mal son devoir; il le fait mal en effet, réplique Pantalon, et c’est pour cette raison que je l’ai congédié. Camille reste interdite, mais dissimulant la surprise, elle ajoute qu’à la vérité Arlequin est quelquefois nègligent; mais qu’au fond, il est bon enfant, et surtout honnête-homme. Pantalon ne réplique rien autre chose, sinon qu’il l’a congédié et qu’il est parti. Camille voudrait bien cacher sa douleur, mais elle y succombe et sent quelle va s’évanouir. Pantalon en tâchant de la consoler, lui avoue qu’il sait tout, qu’Arlequin causerà sa perte, qu’ il ne desire que son bien, qu’il la mariera avantageusement, quelle oublie Arlequin et quelle s’en rapporte à lui. Il la prend par la main, et l’assure qu’il l’aime tendrement. En ce moment arrive la Signora Rosaura, femme de Pantalon, qui sèduite par l’apparence, entre dans une grande colère, quoique son mari l’assure que la seule pitié l’intéresse. N’y pouvant plus tenir, il sort en maudissant cette méchante femme; plus Camille veut se justifier, plus Rosaura devient furieuse. Elle la chasse, et Camille qui ne demande pas mieux que d’aller rejoindre son cher Arlequin, va sur-le-champ ramasser ses hardes. Célio qui survient, a une nouvelle dispute avec sa belle mère, à qui il soutient qu’elle n’a nul droit de chasser Camille. Scapin qui le suit, demande respectueusement le sujet de la dispute, et l’ayant appris, il conseille tout bas à Célio de laisser aller Camille, et lui fait observer qu’il pourra la voir plus commodément quand’elle sera dehors. Célio goûtant ce projet, s’appaise, et Camille revient prendre congé de Rosaura, que lui souhaite bon voyage, et l’avertit que si elle entretient le moindre commerce avec son mari, elle l’en fera [p. 98 modifica] repentir. Camille soutient de nouveau qu’elle en est incapable et Rosaura prend à témoins Célio et Scapin. Camille outrée de colère, apprend à sa Maîtresse qu’eux-mêmes sont amoureux d’elle; elle sort d’un côté, Rosaura de l’autre, et Célio fait de vifs reproches à Scapin, qui se défend avec assez de vraisemblance, en disant que s’il aimait Camille, il ne le servirait pas contre son intérét.

Pantalon arrive, et congédie Scapin. Lorsque ce Valest est sorti, il reproche à son fils ce qu’il vient d’apprendre de Rosaura. Célio avoue sa faiblesse, et s’en excuse sur sa jeunesse. Pantalon qui prend ce reproche pour son compte, menace son fils, et lui défend de plus parler à Camille. Célio promet d’obéir, et ajoute que cela lui sera d’autant plus facile, que cette fille n’est plus dans la maison, d’où Rosaura vient de la chasser. Pantalon devient furieux contre sa femme, et se plaint du destin qui lui a donné une épouse si osée, des enfans si désobéissans, et de si mauvais domestiques. Il finit le premier acte en protestant que malgré tout ce que l’on peut dire, il fera tout le bien qui sera en son pouvoir à la pauvre Camille, qui mérite l’intérêt qu’il prend à elle, par sa sagesse et par sa vertu.

Dans le second acte, Arlequin qui a retrouvé Camille, la fait entrer avec lui au service d’une Virtuose; mais Célio qui est de sa connaissance, vient la voir, et est enchanté de retrouver Camille dans le moment où il l’espérait le moins. Il n’en est pas de même d’Arlequin qui arrive avec une tasse de chocolat qu’il laisse tomber en voyant Célio. Il est contraint de souffrir les caresses que Célio fait à Camille, qui n’ose pas non plus se défendre de crainte qu’il ne les découvre; ils sont dans cette perplexité lorsque Scapin arrive de la part de Pantalon qui ne veut pas, dit-il, que son fils fasse l’amour à Camille. A ce mot, tous restent confondus. Célio se retire, et la Maîtresse de Camille e d’Arlequin les chasse de son service. Ainsi finit le deuxième acte, dans lequel il y a beaucoup de situations théâtrales, et de farces comiques qui auraient été trop longues à détailler.

Au troisième acte la scène se passe d’abord dans la rue. Arlequin et Camille qui ne possedent pas un denier, font de [p. 99 modifica] tristes réflexions sur leur situation présente. Arlequin qui apperçoit Silvio, Marchand Bergamasque, son compatriote, se recommande à lui, et lui offre aussi les services de Camille qu’il lui présente comme sa soeur. Silvio y consent, mais Rosaura qui vient à passer, reconnaissant Camille, lui reproche qu’elle est la cause du divorce quelle vient de faire avec son mari, qui a promis de lui donner sa dot et de la marier avec Arlequin; mais qu’elle se vengera tôt ou tard. Silvio découvre par ce moyen qu’ils lui en ont imposé, leur reproche leur imposture, et suit Rosaura pour être mieux instruit du reste.

Nouvelles lamentations d’Arlequin et de Camille. Scapin les acoste, montre beaucoup de compassion pour leur état; mais ils ont peu de foi à ses caresses, et lui reprochent d’être la cause de leur malheur. Il s’excuse, et leur offre de nouveau ses services, qu’ils refusent. Il les invite tous deux à diner; Arlequin qui meurt de faim, voudrait bien céder à la tentation; mais Camille qui a plus de coeur, le force à réfuser le repas, ainsi qu’une bourse que Scapin leur offre ensuite et qui ne tente pas moins Arlequin. Toute cette scène est très-comique. Camille ne voit plus d’autre ressource que d’aller se jetter aux pieds de Pantalon, et se mettre à sa miséricorde. Arlequin s’étonne qu’elle ait le coeur de l’abandonner; mais au contraire, elle l’assure qu’elle sera plus a portée de le secourir. Il ne peut se résoudre à se separer d’elle, ni à la voir souffrir; pénible situation pour les deux amans! enfin il y consent, et ils se quittent la larme à l’oeuil. Comme ils se séparent, Camille apperçoit Célio, et revient auprès d’Arlequin dans la crainte d’éprouver quelqu’insulte; il la fait cacher dans une autre rue, et lorsqu’elle est en sûreté, il reproche à Célio qu'il est la cause de sa misere, et Célio, de son coté, l’accuse d’avoir causé son malheur, puisque son père vient de le chasser de sa maison. Arlequin qui se livre au plaisir de la vengeance, dit que Pantalon a bien fait, et qu’il devait l’envoyer dans quelque maison de force; outré, furieux, il l’insulte à plusieurs reprises; ses injures attirent la Garde qui l’arrête, et Camille que le voit emmener, se livre au désespoir. [p. 100 modifica]

La scène change, et représente la Maison de Pantalon. Silvio qui est avec lui, proteste qu’il prend part à ses chagrins, et l’assure de la sincérité du repentir de sa femme et de son fils. Pantalon se rend à ses instances, et Silvio va les chercher l’un et l’autre.

Tandis que Pantalon est resté seul, il se rappelle les bonnes qualités de Camille, et plaint son triste sort. Elle paraît et se jette à ses genoux; il la releve, la console, et l’interroge sur son état; elle lui apprend la triste situation ou elle est réduite, et la captivité d’Arlequin. Pantalon lui reproche cette passion, mais avec douceur. Camille convient quelle consentirait plutôt à mourir, qu’a l’abandonner. Pantalon se sent attendrir, et Camille le prie de lui rendre ses hardes qu’il a retenues, résolue de les vendre pour racheter Arlequin. Pantalon attendri de plus en plus, ne peut s’empecher de verser des larmes; il demande quel est le sujet de sa détention, et Camille lui avoue que c’est pour avoir manqué de respect à son fils; loin de s’en courroucer, il approuve le transport d’Arlequin, appelle un Valet. Scapin paraît, et il lui ordonne d’aller de sa part au Major de la Place, le prier de relâcher Arlequin, et l’assurer qu’il satisfera la Garde. Comme Scapin répugne à cette commission, il lui ordonne d’y courir sur le-champ.

En ce moment Silvio ramène Rosaura et Célio, qui reste très-surpris de voir encore Camille avec Pantalon, qui voyant leur étonnement, leur dit qu’il est maître chez lui, que Camille est une honnête fille, et qu’il ne blesse ni l’honneur ni l’intérêt de sa famille en lui rendant service. Célio et Rosaura dont les soupçon sont dissipés par la pureté des intentions de Pantalon, approuvent sa générosité. Arlequin arrive, amené par un Caporal, auquel Pantalon répond de tout. Il reprend Camille et Arlequin à son service, leur promet de les unir; la paix rentre dans la maison de Pantalon, et la reconnaissance et la joie des deux Amans ne peuvent être comparées qu’à la générosité de leur Maître.


Les deux autres Comédies qui suivent celle-ci, sont une continuation de la même action.


Note dell'autore
  1. La scène est à Venise, et se passe d’abord dans la Maison de Pantalon.
Note dell'editore
  1. Questo prezioso riassunto della commedia goldoniana eseguita a Parigi, da cui il Goldoni stesso ricavò poi gli Amori di Zelinda e Lindoro, è riprodotto fedelmente, anche nell’ortografia, dal t. VII della Histoire anecdotique et raisonnée du Théâtre Italien par Des Boulmiers (Paris, Incombe, 1769, pag. 5 e seguenti).