La burla retrocessa nel contraccambio/Appendice

Appendice

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Atto V Nota storica
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APPENDICE

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ARLEQUIN, DUPE VENGÉE1


ARLEQUIN, nouvellement marié avec Argentine, mange souvent en ville par economie. Il doit aller diner chez un voisin et dit à sa femme d’aller en faire autant chez sa mère. Argentine n’est pas trop de cet avis; aussi son mari craint-il qu'elle ne rentre quand il sera sorti, et, pour étre sur de son fait, il l'oblige à laisser la doublé clef de la maison qu'elle a dans sa poche.

Dès que Argentine est partie, Scapin vient annoncer à Arlequin que M. Pantalon, suivi de toute sa famille, va, dans le moment, arriver pour lui demander sa soupe. Arlequin s’excuse en disant qu’ il est invité ailleurs. Scapin, piqué de son avarice, projette de lui jouer un tour. Il s’empare d’une des clefs de la maison qui sont sur la table, met à la place celle de sa chambre, et sort pour un instant. Arlequin met dans sa poche la clef de sa porte et celle de la chambre de Scapin, sans s'apercevoir de l'échange, et part. Il est bientòt remplacé par Scapin, qui envoie chercher un rôtisseur, ordonne un repas magnifique au nom du maitre de la maison, et, lorque Pantalon arrive avec sa compagnie, il lui dit qu'Arlequin et sa femme, obligés d’aller en ville pour une affaire de la dernière conséquence, l’ont chargé de faire les honneurs pour eux. On mange beaucoup; on boit encore mieux à la santé d’Arlequin et de sa femme, et l’on se retire.

Au second acte, Arlequin rentre avec Argentine; tous les deux respirent une odeur qui les surprend, quand le ròtisseur arrive, [p. 370 modifica]demande à Arlequin s’il est content du dîner qu’il a mangé; Arlequin croit qu’on lui parie de celui que son ami lui a donne, il en fait l’éloge. Le ròtisseur part de là pour lui demandar sa pratique et surtout le payement du repas qu’il a fait servir chez lui à douze francs par tête. Argentine croit que son mari l’a obligée d’aller chez sa mère pour étre plus libre et régaler des femmes. Arlequin, d’un autre coté, se persuade que sa femme a profité de son absence pour dìner chez elle avec quelque amant. Il se confirme dans cette idée, lorsque après avoir visité les clefs, il en trouve une qu’il ne reconnait pas. Grand train, grand tapage. il découvre enfin que Scapin a ordonné le repas; il se doute que la clef inconnue est celle de la chambre du fourbe; il va l’essayer, ouvre la porte, entre, trouve une montre d’or, la vend et invite ensuite Pantalon avec toute sa famille à souper. Scapin, ne pouvant rattraper sa clef, fait ouvrir sa chambre par un serrurier, ne trouve plus sa montre, en demande des nouvelles. Arlequin lui apprend qu’il l’a vendue dix louis; il lui en rend six et en retient quatre, deux pour payer le dìner qu’il a commandé lui-méme, deux pour le souper qu’ ils vont manger2.

Note

  1. Il presente scenario che appartiene, come crediamo, al Goldoni (v. più avanti la Nota storica) è qui ristampato fedelmente da L’art de la comédie, nouvelle édition, ouvrage dédié a Monsieur par M. de Cailhava, Paris, Pierres, 1786". Dallo stesso Cailhava lo riprodusse L. Moland, Molière et la Comédie ìtalienne, (Paris, 1867, pp. 273-275), assegnandolo per errore al secolo XVII, e cambiando di suo arbitrio il nome di Argentine in Diamontine, e quello di Scapin in Trivelin per darvi un colore più antico. Il Cailhava nel capitolo intitolato Pièces d’intrigue scrive: " Nous n’avons pas sur notre Théâtre une seule Pièce qui merite de nous servir d'exemple: j’en prendrai un chez les Italiens; encore ne peut-il qu’indiquer faiblement le genre d’intrigue dont je veux parler" (p. 43); e qui fa seguire Arlequin, dupe vengée.
  2. Cailhava, l.c, aggiunge poi questo commento: On conçoit aisement, par le croquis de ce canevas, combien deux intriguants, imaginant et agissant tous deux avec la même vigueur, se portant tour à tour plusieurs coups redoublés et faisant pour ainsi dire essaut de fourberie; on conçoit, dis-je, combien de pareils champions pourroient amener de situations plaisantes, vanées, et même attachantes, s’ils travailloient pour quelque chose de plus interessant qu’une montre et un diner ".