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L’ÉCOLE ÉCONOMIQUE AUTRICHIENNE


II. Ses théories. - Conclusion.


I.

J’ai exposé les idées de l’école autrichienne sur l’objet et sur le méthode de l’économique. Il faut, maintenant, parler des théories que les économistes de cette école ont produites, de la contribution qu’ils ont apportée à la science économique. Mais il ne saurait être question ici de donner un exposé complet des théories autrichiennes, mon dessein étant avant tout, comme je l’ai dit déjà, de caractériser l’école autrichienne, de montrer comment elle a compris la recherche économique. Je ne m’occuperai donc que de deux théories, parmi celles que les économistes autrichiens ont élaborées: celle de la valeur et celle de l’intérêt. Ce sont ces théories qu’il convient de choisir ici, le problème de la valeur et celui de l’intérêt étant ceux auxquels nos économistes ont donné le plus d’attention, et pour la solution desquels ils ont le plus fait.

1. Théorie de la valeur. — Sur la question de la valeur il y a, peut-on dire, une théorie qui est la théorie commune de l’école autrichienne tout entière. Les divergences qui existent entre les membres de cette école ne portent que sur des points secondaires. Je me servirai donc, pour mon exposé, des travaux des uns et des autres — notamment de ceux de Menger, de Wieser et de Bohm-Bawerk, qui sont les plus complets et les plus précis — ; et je ne donnerai pas de référence particulière à tel ou tel auteur.

Qu’est-ce que la valeur? C’est quelque chose qui a du rapport avec l’utilité: là-dessus, aucun doute n’est possible. Un bien n’a de valeur pour nous que s’il nous est utile. Mais