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130 il manzoni a brusuglio.

agresti dimenticare ogni tumulto della vita mondana. Il Loménie trova un’analogia fra il Manzoni ed il Ràcine,1 rapportandosi per l’appunto ai primi anni del

    sur son marché des étoffes de soie; un fruitier de voir pour la première fois arriver des oranges, etc.» A pag. 222, l’Autore dice d’un’imposta che è a danno dei produttori e dei consumatori, ma torna a beneficio dello Stato: il Manzoni annota maliziosamente: «Il faut donc entendre un État duquel sont exclus les consommateurs et les producteurs.» A pagina 224, il Ganilh si pronuncia contro la libertà sconfinata del cambio, che «tend à soumettre toutes les industries particulières a l’industrie du peuple le plus industrieux, toutes les aisances nationales a la richesse du peuple le plus riche.» Il Manzoni, logico implacabile, interrompe questo slancio di eloquenza protezionista, osservando che il popolo più ricco vende «mais à condition que ceux qui lui achètent ne s’appauvriront pas; car autrement il ne pourrait plus leur vendre.» Alla pag. 292, l’Autore sconsiglia i trattati di commercio con la Cocincina; l’Europa comprerebbe dalla Cina che, alla sua volta, non farebbe acquisto dei prodotti dell’Europa. Il Manzoni obbietta: «Inconcevable! Il ne voit pas que si l’Europe achetait le sucre de la Cochinchine, celle-ci aurait le moyen d’acheter les produits du sol et de l’industrie de l’Europe: car, sans cela que ferait-elle des 125 millions (supposés) que l’Europe lui enverrait? Il ne voit pas que 125,000,000 importés tous les ans et jamais rendus embarrasseraient autant un pays que la même somme exportée annuellement et jamais remplacée. Au reste, il suppose que la Cochinchine pourrait fournir du sucre pour la consommation entière de l’Europe, etc., etc.»

  1. «Au sortir (scrive il Loménie) d’une conversation avec une personne fort distinguée qui a vécu dans l’intimité de Manzoni, et qui, après m’avoir raconté en quelques mots sa vie assez dénuée d’incidents pittoresques, avait excité au plus haut point mon intérêt en me parlant longuement du caractère et des habitudes du poëte milanais, dans le but de me prouver que Manzoni était, suivant l’expression du narrateur, tout ce qu’il y a de moins homme de lettres, je m’en allais cherchant parmi les hommes de lettres de notre pays et de notre temps quelque poëte célèbre, doué d’une modestie plus grande encore que son talent, d’une