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122 la conversione.

smarrita un giorno la giovine sposa in mezzo alla folla delle vie di Parigi, attiratovi da un canto religioso, sia entrato nella chiesa di San Rocco, e abbia mormorato in ginocchio questa semplice preghiera: «O Dio, se tu ci sei, fammiti palese.» Egli ritrovò, dicesi, tosto la sposa, e divenne credente. Qualche piccolo fatto deve, senza dubbio, essere intervenuto per risolvere in un dato momento il Manzoni a fissare un po’ meglio quelle idee vaghe ch’egli aveva intorno al Cattolicismo.1 Ma egli era nato cattolico, la sua edu-

  1. «L’histoire de la conversion de Manzoni (scrive il compianto Loménie) est diversement racontée; suivant quelques-uns, la première pensée en serait venue au poëte dans le voyage à Paris dont je viens de parler. Au milieu d’une conversation où le Catholicisme n’était pas épargné, une personne se serait tout-à-coup écriée «Et moi, je crois!» Et ce cri d’un homme avouant sa foi au milieu des sarcasmes de l’incrédulité aurait été pour Manzoni le signal d’une révolution intellectuelle. Suivant d’autres, l’écrivain milanais, marié avec une protestante en haine de la croyance catholique, aurait été conduit par elle et avec elle au Catholicisme. Un écrivain (M. Didier) qui a publié, dans la Revue des Deux Mondes de 1834, un article sur Manzoni, et qui raconte ce dernier fait, ajoute: «On aimerait que de telles démarches fussent spontanées et procédassent moins de circonstances accidentelles que d’une volonté libre et solitaire.» Le même écrivain semble reprocher a la détermination de Manzoni d’être l’effet «d’une influence de foyer beaucoup plus que le résultat logique et volontaire d’une argumentation personnelle et indépendante.» Je crois ce reproche mal fondé, et le fait sur lequel il repose inexact. Je ne sais pas au juste toutes les circonstances qui ont précédé et occasionné, de près ou de loin, la conversion de Manzoni, mais je sais que ce fait est bien le résultat logique et volontaire d’une argumentation personnelle et indépendante; car, durant la temps où Manzoni, revenu de Paris à Milan, flottait avec inquiétude entre le scepticisme et la foi, il écrivait à Paris, à un ami, des lettres où il peint l’état de son esprit, et où il s’annonce comme absorbé par l’examen d’une question à ses yeux la plus importante de toutes. Cette