Pagina:Goldoni - Opere complete, Venezia 1923, XXII.djvu/171


LE BOURRU BIENFAISANT 163


M. Géronte. (Fort et avec vivacité) Picard, Picard!

Marton. (Fort et en colère) Picard, Picard!

SCÈNE V.

Monsieur Géronte, Picard, Marton.

Picard. (A Marton) Me voilà, me voilà.

Marton. (a Picard, avec humeur) Votre maitre...

Picard. (A monsieur Géronte) Monsieur...

M. Géronte. (A Picard) Va chez mon ami Dorval; dis-lui que je l’attends pour jouer une partie d’échecs.

Picard. Oui, monsieur; mais...

M. Géronte. Quoi?

Picard. J’ai une commission.

M. Géronte. Quoi donc?

Picard. Monsieur votre neveu...

M. Géronte. (Vivement) Vas-t’en chez Dorval.

Picard. Il voudroit vous parler...

M. Géronte. Vas donc, coquin!

Picard. Quel homme! (il sort


SCÈNE VI.

Monsieur Géronte, Marton.

M. Géronte.(S’approchant de la table) Le fat! Le misérable! Non, je ne veux pas le voir; je ne veux pas qu’il vienne altérer ma tranquillité!1

Marton.(A part) Le voilà maintenant dans le chagrin: il n’y manquoit que cela.

M. Géronte.(Assis) Le coup d’hier! Oh! ce coup d’hier! Comment ai-je pu être mat avec un jeu si bien disposé? Voyons un peu. Je n’ai pas dormi de la nuit. (Il examine le jeu)

Marton. Monsieur, pourroit-on vous parler?

M. Géronte. Non.

  1. Nel testo è stampato tranquillité; e più indietro tranquilisez-vous.