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LES INQUIETUDES DE CAMILLE


Canevas Italien en trois actes1


10 Septembre 1764a2


ARLEQUIN et Scapin sont occupés à arranger des sièges, le second dit au premier qu’il doit mettre un terme à sa tristesse, qu’il y a plus de deux mois que Pantalon est mort. Arlequin répond qu'il le regrette comme un bon Maitre qui lui a fait beaucoup de bien; mais qu’il est inquiet de savoir s’il lui aura laissé celui qu’il lui avait promis. Scapin répond qu’il en sera instruit dans l’instant, puisque selon l’usage du pays, le Notaire doit se rendre en cette chambre pour faire lecture du testament. Il lui demande si la jalousie le tourment toujours. Arlequin répond avec franchise, que ce Demon voudrait bien le tentar quelquefois; mais qu’il a eu trop de sujet de se repentir de l’avoir écouté, et qu’il a pour jamais la plus entière confiance en sa femme. Scapin l’approuve, condamne la jalousie, et proteste bien qu’il ne la connaitra jamais. Il a envie d’épouser Lisette, Soubrette de la Virtuosa Angélique, pour laquelle Célio a repris son ancienne inclination depuis la mort de son pére. Arlequin condamne toujours cette union; mais Scapin dit qu’il ne s’y oppose plus depuis qu’Angélique a fait connaître sa naissance et prouvé qu’elle était fille d’un fameux Négociant, qui avait été par différens malheurs obligé de faillir; qu’elle avait appris la Musique par amusement, et qu’elle avait été obligée de l’exercer par nécessité. Que d’ailleurs Rosaura ne songera guères à blâmer

  1. Questo riassunto della commedia goldoniana, applaudita a Parigi, da cui il Goldoni stesso ricavò le Inquietudini di Zelinda, è riprodotto fedelmente dal t. VII della Histoire anecdotique et raisonnée du Théâtre Italien par Des Bouliniers (Paris, Lacombe, 1769).
  2. Nota dell'autore: La scène est à Venise, et se passe d’abord dans une chambre de la Maison de Célio, fils et héritier de Pantalon.