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Pagina:Goldoni - Opere complete, Venezia 1915, XX.djvu/382


L’Eloge de la ciré d’Espagne. Pantalon se moque de lui. Florinde trouve le titre et le sujet magnifìques, parce que la ciré d’Espagne est un préservatif sur contre la curiosité que l’on a de lire les billets doux. Il demande à Petrone son avis, et Petrone dit qu’il a raison. Florinde lit ensuite ce qui suit, d’un ton pédantesque. MADRIGALE. Del pesato sottil talento Ispano Rubiconda, stupenda maraviglia. In candida conchiglia Delle perle d’amor chiude V arcano. Traduction du Madrigal. (") Du prudent Espagnol invention subtile, Chef d’oeuvre ingénieux, et merveille etonnante! Ta rougeur S5ait au fonds d’une bianche coquille Tenir dans le secret les perles de l’Amour. Tout le monde applaudit par ironie. Pantalon ne peut pas se contenir. Petrone fait compliment à Florinde, qui se félicite lui-méme des faux applaudissemens qu’il regoit.

SCENE XIII.

ArlEQUIN, CaMILLE, et les Acteurs précédens.

Arlequin demande permission d’entrer. Pantalon s’attriste en le voyant. Camille veut l’arréter, et fait connoìtre par ses agitations, (a) Le Madrigal est un Poeme connu de lout de monde. Le stile mélaphorique qui est employ^ dans celui-ci, a deshonoré pendant un siècle la poesie Italienne. On doit le passer à Florinde. dont le caractere rassemble à celai de bien des gens qui trouvent mauvais tout ce que les autres font, et qui ne peuvent rien produire d’eux-memes. qui ne le soit encore davantage.