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Pagina:Goldoni - Opere complete, Venezia 1915, XX.djvu/374


SCENE V.

Camille, Celio.

Celio demanda la permission d’entrer. Camille lui répond quii est le maitre. Elle pansé qu’il seroit un bon parti pour une des filles de Pantalon. Celio entre, salue Camille, et lui demande comment elle se porte. Il demande ensuite des nouvelles de Clarice. Camille lui dit qu’elle va venir avec Angélique. Celio se déclare amant de Clarice, et ajoute qu’il laisse Angélique à son ami Silvio. Camille lui observe qu elle ne s’est pomt encor apper5ue que Silvio eut de l’amour pour Angélique. Celio repond à cela que Silvio ayant été élevé en Angleterre, il a rapporté de ce pays là un air sombre et taci- turne; mais que lui au contraire étant venu directement d’Italie en cette ville, il y a pris un caractere frane et ouvert; qu’ainsi il aime Clarice, et qu’il lui importe peu que tout le monde le sache. Camille lui parie de mariage; il tourne la chose en plai- santerie. Camille lui proteste qu’elle ne souffrira pas dans sa maison un amour qui n’ait pas le mariage pour objet. Elle est interrompue dans son discours par du monde qui frappe à la porte. Elle sort pour aller voir qui e’est.

SCENE VI.

Celio seul d’abord, et ensuite Camille et SlLVIO.

Celio dit à part qu’il n’auroit aucune difficulté d’ épouser Clarice, s’il n’aimoit pais autant sa liberté qu’il l’aime. Camille fait entrer Silvio en lui disant qu’Angélique va venir dans l’instant. Celio salue Silvio, et lui demande comment il se porte. Silvio est ennuyé de cette question que lui fait tout le monde, comme s’il avoit r air d’ étre malade. Celio lui dit que e’est un compliment d’usage. Camille dit à ce sujet quelques mots sur l’inutilité des cérémonies.