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Pagina:Goldoni - Opere complete, Venezia 1915, XX.djvu/372


ACTE II.

SCENE PREMIERE

Camille, Scapin.

Camille prie Scapin de l’aider à arranger la salle de compa- gnie. Elle lui fait portar une table, une épinette, et des flambeaux avec des bougies. Il lui obéit avec assez de ponctualité, à cause de r amour qu’il ressent pour elle. Il va et vien avec les choses qu’elle lui ordonne d’apporter. Camille, lorsque Scapin n’est pas auprès d’elle, dit à part, que tout ce quelle fait, e’est pour pro- curer un établissement aux filles de Panlalon, et qu’elle compie beaucoup sur l’admiration que leur mefite a fait naitre dans ceux qui les ont vues, depuis qu’elles sont à Paris. Scapin de temps en temps parie à Camille, et se plaint à elle de la préférence qu’elle donne a Arlequin. Camille tache adroitement de detourner la conversation. Scapm et elle, tout en causant, arrangent et portent les chaises. Scapin en revient toujours à Arlequin, et Camille fait toujours voir son penchant et son amour pour lui. Scapin irrite, ne peut plus se contenir, il decharge sa bile en remuant les chaises avec violence. Camille le gronde.

SCENE II.

Arlequin, Scapin, Camille.

Arlequin voyant Scapin avec Camille, se fàche, et se plaint en lui méme, sans étre appergu. Il s’avance ensuite, et demande à quoi doivent servir tant de préparatifs. Camille lui dit qu’on doit venir faire la conversation, et s’assembler pour entendre chanter

Angélique. Arlequin dit quii ne le veut pas. Camille répond qu’elle s’y est engagée. Arlequin lui propose plusieurs moyens sols et extravagans pour se dégager. Scapin parie à Camille à l’oreille.