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nei luoghi d’incrocio, a tutti gli inconvenienti annessi e connessi alla manovra di tanti scambi ed alle molteplici segnalazioni telegrafiche occorrenti, si può conchiudere che colla Porrettana può essere impossibile, in un determinato tempo richiesto per l’efficacia del movimento, ciò che risulterebbe facile e semplice sulla nuova linea.

Nè vale il contare sul sussidio della Faentina; perchè anche in questa vi sono le forti pendenze prolungate per 62 chilometri da Firenze a Marradi ed aggravate da una contropendenza notevole, per cui il servizio delle locomotive speciali non è meno complicato, e la discontinuità del movimento esiste sempre, indipendentemente dalla probabilità accennata, di non poter utilizzare tale linea nei momenti supremi della guerra.

Quindi, appena il nemico sarà riuscito ad interrompere il servizio sulle nostre linee littoranee, il materiale mobile delle nostre ferrovie rimarrà diviso dall’Appennino centrale in due grandi gruppi che non si possono sussidiare, che non possono seguire i movimenti dell’esercito, le cui operazioni sono frattanto interamente dipendenti dalla potenza, efficacia e prontezza del sussidio che può ricevere dall’abbondanza delle locomotive.

§ VII. Difesa delle coste. — Su questo proposito torna opportuno riportare dalla Revue des Deux Mondes (fascicolo del 15 Settembre 1882, pag. 338) un interessante brano di Étienne Lamy sopra Les marines de Guerre, avvertendo che le idee da questi espresse acquistano maggior valore sapendo che i nostri vicini di Ponente contano sulla superiorità numerica della loro flotta per correre, appena dichiarata la guerra, a distruggere la nostra, e fare man bassa sulle nostre coste:

«Il y a souvent sur le littoral des positions stratégiques, des places fortes, des ports militaires; leur investissement, leur capture offre aux troupes que peut convoyer une escadre un objectif proportionné à leur importance, le moyen d’affaiblir considérablement l’ennemi, et la possession de gages qui servent à traiter plus avantageusement de la paix. Même sans troupes, même incapable de s’établir sur le rivage, même ne disposant pour les jeter à terre que de quelques hommes d’équipage, des navires isolés influent puissamment sur le sort d’une campagne, s’ils savent atteindre et couper les voies de communication. Les plus parfaites, les chemins de fer, sont aussi les plus faciles à mettre hors de service. Il suffit d’un paquet de cartouches pour faire sauter un rail; que la voie soit rendue impraticable au moment d’une concentration importante, les trains s’amassent; sans quais, les chevaux ni le matériel ne peuvent être débarqués et par suite les troupes ne peuvent continuer leur route: tous les calculs sont trompés, il faut plusieurs jours pour rétablir la circulation et l’ordre, sans parler de ce qui, perdu, ne se retrouve pas, l’occasion. Il suffit de quelques kilogrammes de dinamite pour faire sauter un pont ou boucher un tunnel: la destruction d’un ouvrage d’art rend la voie inutile pour la durée de la guerre. Dans certains pays, l’on a pourvu à la sûreté des communications, et nulle part mieux qu’en Angleterre. Tout port de quelque importance est tête de ligne; mais cette ligne, du rivage se dirige droit vers l’intérieur, et c’est à distance qu’elle va se confondre dans le réseau général des chemins. Grâce à cette disposition, nul point ne peut être occupé facilement et son occupation ne séparerait qu’un tronçon excentrique, sans porter le trouble dans l’ensemble des com-